Dans le monde du shiatsu, le mot "thérapie" revient souvent, parfois chuchoté, parfois assumé. Il séduit, valorise, rassure. Pourtant, le terme reste juridiquement risqué : en France, seules les professions de santé peuvent se réclamer d’un acte thérapeutique. Mais au-delà du droit, la question mérite d’être posée franchement : le shiatsu est-il, dans son essence et ses effets, une pratique thérapeutique ?
Au Japon, le shiatsu est un massage parmi d'autres. Il a les spécificités des appuis avec les mains et des pressions avec les doigts, appelées compressions nerveuses et musculaires. Ses effets bienfaisants sont largement identifiés aujourd’hui : stress, fatigue, assouplissement, stimulation, circulation. Même si certaines croyances sont encore entretenues par quelques-uns à travers des visions empiriques traditionnelles, c'est ainsi qu'il est connu par les populations et reconnu par le Ministère de la Santé. Antoine Di Novi a accompagné à Osaka un groupe de professionnels européens pour étudier avec deux maîtres diplômés d'état en la matière : Kogao, Atama, Shiatsu... ces techniques font parties d'un arsenal technique plus vaste intégré au massage de la tête. Voici l'interview exclusif de Eguchi sensei.
Le massage japonais est l’une des pratiques thérapeutiques les plus anciennes et les plus respectées au monde. Bien avant l’apparition du shiatsu moderne, le Japon développait déjà des techniques de massage énergétique, intégrées à la médecine traditionnelle japonaise (Kampō), où le toucher était considéré comme un véritable acte de soin. De l’Anma, ancêtre direct du shiatsu, aux traités médicaux anciens comme le Ishinpō, le massage japonais s’est construit sur plus de mille ans d’histoire, de transmission et d’évolution. Mais quelles sont réellement les origines du massage japonais ? Comment ces pratiques manuelles, issues des influences chinoises, se sont-elles structurées au fil des siècles jusqu’à devenir les bases du massage thérapeutique japonais contemporain ? Dans cet article, nous retraçons l’histoire du massage japonais, du Xe siècle à l’époque moderne, en explorant ses fondements médicaux, son évolution culturelle et son héritage dans les pratiques actuelles de bien-être et de soins corporels.
Le 29 juin 1968 sortait en salles le film « Ai no sanpunkan shiatsu », réalisé par Taro Yugi et mettant en vedette Tokujiro Namikoshi. Et oui, pour que le Shiatsu soit reconnu, il en a fallu de l'énergie ! De l'énergie pour démontrer ses effets physiologiques. De l'énergie pour communiquer sur l'intérêt de son usage dans la prévention. Saviez-vous que le plus célèbre Maître Fondateur du Shiatsu a endossé le rôle d'acteur de cinéma pour promouvoir auprès du grand public le massage 100% nippon ! On l'oublie bien souvent mais le shiatsu est devenu populaire grâce à cet homme excellant dans l'art de la communication. Cela paraîtra étrange pour certains de voir un film sur le Shiatsu sans que soit mentionné une seule fois des mots comme « guérison », « thérapeutique », « maladie » et autre jargon lié à la médecine chinoise. Pourtant, c'est (et c'était déjà à l'époque) une excellente chose ! Faites dès aujourd'hui cette expérience en regardant ce film. Vous ne verrez plus le Shiatsu comme avant, je vous le garantis ! Avec « Trois minutes d’amour Shiatsu », vous comprendrez mieux l'Esprit du Shiatsu et l'esprit japonais...
Voici un documentaire vidéo présentant le maître légendaire Tokujiro NAMIKOSHI, fondateur du shiatsu Namikoshi. L'histoire du Shiatsu, l'histoire de l'enseignant jusqu'à la création de l'école Namikoshi appelée pour l'international le Japan Shiatsu College.
Si vous souhaitez savoir l'essentiel sur le Shiatsu, Antoine Di Novi, praticien, formateur et fondateur de Shiatsu France apporte son éclairage sur la fameuse méthode manuelle japonaise. Il définit en 3 épisodes courts ce qu'est le shiatsu et il rappelle ce qu'il n'est pas.
Retrouvez la rubrique "Parlons Shiatsu" de Damien Bénis qui est à la fois professionnel en shiatsu, membre de Shiatsu France et fondateur de la chaîne YouTube Yubizen.TV Il partage ici son entretien avec le maître japonais OKAMOTO Masanori. Bon visionnage...